Santé de la femme 

Frottis, un examen essentiel contre le cancer du col de l'utérus

Le frottis, un examen essentiel contre le cancer du col de l'utérus




 
Crée le 19/01/2010 par Nathalie Courret
Révisé le 02/02/2010


Consultants : Dr Patrice Lopes,gynécologue obstétricien au CHU de Nantes

La quatrième édition de la Semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus se déroule du 24 au 30 janvier 2010. L'occasion de rappeler que ce cancer se dépiste et se soigne bien, à condition d'effectuer un frottis tous les trois ans chez son gynécologue.

Depuis plus de vingt ans, le nombre de cancers du col de l’utérus baisse, avec un taux annuel de décroissance de 2,9%*. Ce cancer est ainsi devenu, en France, le dixième cancer chez la femme par sa fréquence, avec 3.068 cas pour l’année 2005 et environ 1.000 décès. Il est causé dans la quasi-totalité des cas par une famille de virus, les papillomavirus, et l’infection a lieu en général lors des rapports sexuels. Bien que 90% des femmes la résolvent spontanément, l’infection peut provoquer des anomalies cellulaires chez certaines et dégénérer en cancer.

Vers un dépistage généralisé ?

Le dépistage repose sur un frottis cervico-utérin afin de détecter des lésions précancéreuses, les soigner très vite et prévenir un cancer. Il est fait à titre individuel, car il n’existe pas à l’heure actuelle de programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus à l’exception de trois régions pilotes : l’Alsace, l’Isère et la Martinique. Comme les résultats sont bons, son extension à l’ensemble du territoire est à l’étude.

« Il est important d’étendre le dépistage à toutes les femmes, et en particulier à celles qui ne consultent pas régulièrement un gynécologue », souligne le Dr Patrice Lopes, gynécologue obstétricien au CHU de Nantes, favorable à la mise en place d’un dépistage national. « 70% des femmes qui ont un cancer du col utérin n’ont bénéficié d’aucun dépistage », révèle-t-il. Or, les femmes qui ne font pas de frottis régulièrement sont encore nombreuses et c’est encore pire passé la cinquantaine ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes : elles sont 65,7% à avoir bénéficié d’un dépistage entre 35 et 44 ans, et seulement moins de 50% après 50 ans (période 2004-2006)*.

* Source : "La santé des femmes", 2009, Drees.

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